Accéder au contenu principal

Daseinsanalyse et psychanalyse (P. CABESTAN)

21 mai 2026

 

Merci à Elisabeth Serin, merci aux responsables du Laboratoire du temps qui passe pour leur invitation que j’ai acceptée avec d’autant plus de plaisir que je m’intéresse depuis longtemps à la psychanalyse et à la possibilité d’un dialogue entre la Daseinsanalyse et la psychanalyse, même si cette possibilité me laisse quelque peu sceptique

Ce scepticisme ne doit pas être interprété en termes de résistance ou comme une forme de mépris philosophique de la psychanalyse. Il se trouve que je m’y intéresse depuis longtemps et j’ai, du reste, consacré mon mémoire de maîtrise (M1) en 1982 à « Freud et les fondements du politique » sous la direction de Sarah Kofman. Mon premier article, publié la même année dans la revue Confrontations que dirigeait alors René Major, s’intitulait « Freud et les communistes ». Cependant, si l’œuvre de Freud n’a pas cessé de retenir mon attention, je dois reconnaître que la phénoménologie s’est imposée à moi, et ce, avant tout, en raison de son exigence de rigueur philosophique, mieux : de rigueur descriptive. En effet,  conformément au mot d’ordre de Husserl, la phénoménologie se caractérise par son souci de « retour aux choses mêmes (zu den Sachen Selbst zurückgehen) », c’est-à-dire de description des phénomènes. De ce point de vue, je dois reconnaître que l’ouvrage de Husserl, La Phénoménologie de la conscience intime du temps, en raison de son souci descriptif constitue un texte majeur de l’histoire de la phénoménologie.

Ce souci de la description, en revanche, m’a toujours semblé faire défaut à la psychologie des profondeurs alias la psychanalyse dans la mesure où elle préfère interroger la signification inconsciente d’une conduite avant même d’avoir tenté de la décrire ; d’interroger par exemple la signification inconsciente du rêve avant de décrire le rêve en tant que tel, c’est-à-dire le rêve en tant que vécu d’une conscience intentionnelle qui relève de l’imaginaire.  Ce que je dis à propos du rêve et de la psychanalyse, je pourrais le répéter à propos d’autres phénomènes pathologiques ou non qu’il s’agisse de l’obsession, de l’hallucination, de la phobie, du délire, de la fuite des idées, de la dépression, de l’autisme, des troubles de l’ipséité, de la psychose, etc. La phénoménologie, tout à l’inverse, place l’exigence descriptive au premier rang. Aussi, pour reprendre une distinction élaborée par Paul Ricœur dans son ouvrage De l’Interprétation. Essai sur Freud (1965), la psychanalyse s’oppose à la phénoménologie comme l’herméneutique du caché ou herméneutique du soupçon à l’herméneutique en tant qu’explicitation du phénomène (Deutung vs Auslegung).  

Cependant, afin de préciser les termes du débat, je voudrais préciser que le point de vue qui est aujourd’hui le mien n’est pas exactement celui de la phénoménologie husserlienne mais plutôt celui de la phénoménologie existentielle ou Daseinsanalyse. En effet, au cours des années quatre-vingt-dix alors que j’étais doctorant, j’ai rencontré Françoise Dastur qui venait de fonder (1993) avec Jean-Michel Azorin, Bernard Pachoud, Emmanuel Monod, l’École Française de Daseinsanalyse. Ce fut pour moi une rencontre importante car Françoise Dastur m’a permis de découvrir un ensemble de travaux qui prolongeait la phénoménologie dans le champ de la psychiatrie et nous avons publié ensemble chez Vrin en 2011 un ouvrage intitulé Daseinsanalyse. Phénoménologie et psychiatrie.  Comme la Daseinsanalyse est un courant de pensée relativement confidentiel je voudrais dans un premier temps vous en proposer une brève présentation avant d’aborder la question de la possibilité ou de l’impossibilité d’un dialogue entre la Daseinsanalyse et la psychanalyse

I. Qu’est-ce que la Daseinsanalyse ?

D’un point de vue historique, la Daseinsanalyse plonge ses racines dans l’œuvre du fondateur de la phénoménologie, de Edmund Husserl et son projet d’une psychologie phénoménologique. Mais c’est dans l’œuvre de Martin Heidegger et notamment dans son principal ouvrage de 1927, Être et temps que la Daseinsanalyse trouve ses fondements ainsi que sa dénomination puisqu’elle reprend le concept-clé de Dasein qui est au cœur de l’ouvrage de Heidegger, Être et temps[1] — ouvrage que le philosophe Emmanuel Levinas tenait pour l’une des trois ou quatre grandes œuvres de l’histoire de la philosophie, avec le Phèdre de Platon et la Critique de la raison pure de Kant. Certes, il n’est pas plus question dans Être et temps de psychopathologie que de psychiatrie ou de psychothérapie. Cependant, quand bien même l’interrogation heideggérienne est essentiellement ontologique et tente de répondre à la question du sens de l’être, cette interrogation intéresse, comme nous allons essayer de le montrer, directement la psychopathologie comme la psychiatrie. Pourquoi ?

La Daseinsanalyse ou analyse existentielle est tout d’abord l’analyse du Dasein, concept que Heidegger (ré)introduit en philosophie et que la plupart du temps on ne traduit pas ou bien qu’on traduit parfois par « l’être-là » ou par « l’existant » ou encore par « la présence »[2]. Il s’agit à vrai dire de l’être humain mais de l’être humain en tant qu’ouverture à l’être, c’est-à-dire de l’être humain en tant que son être est en question dans son être. Autrement dit l’être humain ou Dasein est un être pour lequel être (exister) est éminemment problématique. Naturellement Heidegger ne s’en tient pas là et s’attache à décrire plus précisément le Dasein, et c’est même là la tâche de la Daseinsanalyse ou analytique existentiale. Nous pouvons ainsi envisager quatre ou cinq déterminations fondamentales du Dasein.

(1) Être pour le Dasein, signifie tout d’abord être-au-monde, c’est-à-dire se rapporter à des objets qui, quels qu’ils soient, ont toujours le monde pour horizon ; (2) être, c’est aussi être-temporel, c’est-à-dire être présent au monde en étant toujours en avant de soi sous la forme du projet et en arrière de soi en tant qu’être ayant été. (3) être, c’est nécessairement exister et coexister de telle sorte que la solitude comme la dictature du ‘‘on’’, autrement dit de ce qu’on pense, de ce qu’on fait, de ce qu’on dit, etc. sont des modalités de la coexistence ; (4) Ajoutons, enfin, qu’être pour le Dasein, c’est nécessairement découvrir son être à travers l’angoisse comme être-jeté au monde et comme être mortel et comme liberté. Toutes ces caractéristiques de l’existence humaine, que nous nous contentons d’évoquer de manière quelque peu rapsodique, constituent ainsi les déterminations fondamentales de l’existence, ce que Heidegger dénomme des existentiaux. De ce point de vue, le Dasein est un être qui se distingue des autres êtres non pas par telle ou telle détermination (la raison, le langage, la station debout, la bipédie, etc.) mais par un mode d’être qui est radicalement différent de telle sorte qu’on ne saurait appréhender l’homme à partir de l’animal.

            Quel est maintenant l’intérêt de cette analytique du Dasein ou Daseinsanalyse pour la psychopathologie et la psychiatrie ? Pour le comprendre, il suffit de remarquer que cette analytique du Dasein nous donne les concepts fondamentaux d’une nouvelle anthropologie du point de vue laquelle l’homme n’est pas plus une chose qu’un animal, même raisonnable, parce qu’il est un existant ou Dasein. Afin de mettre en évidence l’importance décisive de cet apport il suffit peut-être de souligner que la psychopathologie comme la psychiatrie, qu’elles le veuillent ou non, sont inséparables d’une anthropologie au moins implicite qui prédétermine sa compréhension des conduites humaines. En outre, il va sans dire qu’on ne soigne pas de la même manière un être que l’on tient pour un animal raisonnable, pour un ensemble de pulsions en conflit les unes avec les autres ou pour un réseau de neurones. Pour la Daseinsanalyse, l’être humain ou Dasein est ni un vivant ni un être pulsionnel ou neuronal mais un existant (Dasein). 

II. La critique par Médard Boss de la psychanalyse freudienne

Afin de saisir plus précisément ce qui sépare la psychanalyse de la Daseinsanalyse, il faut évoquer en quelques mots l’histoire de la phénoménologie psychiatrique depuis sa naissance en 1922 ainsi que les noms de ses fondateurs : Ludwig Binswanger et Médard Boss. Ces deux psychiatres suisses ont très vite saisi tout l’intérêt pour la psychiatrie des travaux issus de la phénoménologie en tant qu’ontologie.

Il faut toutefois souligner que Binswanger  (1881-1966), fils d’une grande famille de psychiatres, s’est d’abord tourné vers la psychanalyse freudienne. Ainsi, après avoir soutenu sa thèse sous la direction de Carl Gustav Jung, Binswanger se rend en 1907 à Vienne où il rencontre une première fois Freud. Cette visite est le point de départ d’une solide amitié comme en témoigne leur correspondance, et ce, en dépit d’un fossé théorique qui s’approfondit avec les années. De même Médard Boss (1903-1991), que Heidegger, pour sa part, tient pour le véritable fondateur de la Daseinsanalyse au sens médical du terme, connaît d’autant mieux la psychanalyse qu’il a commencé à Vienne en 1925 une analyse didactique sous la direction de Freud. Cependant, comme il le montre dans un bref ouvrage intitulé Psychanalyse et analytique du Dasein, que nous avons traduit Françoise Dastur et moi en 2007, Boss souligne à son tour le fossé, selon lui, irréductible qui sépare la Daseinsanalyse et la psychanalyse tout en conservant une très grande admiration pour le fondateur de la psychanalyse. Nous allons privilégier ici la critique de Boss (et laisser de côté les objections de Binswanger)

La psychanalyse présente pour Boss deux aspects opposés : il s’agit, d’une part, d’un mode de traitement des troubles névrotiques au moyen de la libre association. Et, d’autre part, d’un ensemble de réflexions théoriques sur les forces de la vie psychique, à propos desquelles Boss rappelle que Freud lui-même les tenait pour « une superstructure spéculative dont on peut sacrifier ou échanger sans dommage ni regret chaque élément dès qu’il se révèle insuffisant »[3]. Ainsi en opposant la cure psychanalytique et sa superstructure spéculative, Boss se veut d’une certaine manière fidèle à Freud dont il ne ferait au fond que reprendre le jugement sur son œuvre. Reste que d’un point de vue phénoménologique, cette superstructure spéculative comprend un ensemble de présuppositions hautement problématiques.

Tout d’abord, la théorie psychanalytique croit pouvoir trouver son modèle dans la physique moderne ou science mathématique de la nature. Il s’ensuit que Freud, tournant alors le dos à toute approche phénoménologique de l’existence, pense devoir rechercher derrière les phénomènes une réalité cachée censée expliquer, à la manière des sciences de la nature, ce qui est donné directement à notre perception. Freud est alors conduit à énoncer deux hypothèses qui semblent de nos jours aller de soi mais dont il faut tout de même souligner l’extrême étrangeté. Premièrement, il assimile la psyché à un appareil (Apparat)[4] ! Boss rappelle à ce propos ce que Freud écrit lui-même à la fin de sa vie dans son Abrégé de psychanalyse (1938) : « Nous admettons que la vie psychique est la fonction d’un appareil auquel nous attribuons une extension spatiale et que nous supposons formé de l’assemblage de plusieurs parties. Nous nous le représentons ainsi comme une sorte de télescope ; de microscope ou quelque chose de ce genre ». À vrai dire, cette comparaison n’est pas nouvelle sous la plume de Freud. Elle est développée en particulier au cours du chapitre VII de L’interprétation des rêves afin d’introduire l’idée d’une scène onirique distincte de la scène de la conscience, c’est-à-dire l’idée de lieu psychique[5].

            Deuxièmement, Freud soutient que le psychisme est pour l’essentiel inconscient. Or, il ne va nullement de soi pour Boss qu’actes manqués, rêves, symptômes névrotiques ou phénomènes de suggestion post hypnotique permettent d’établir la légitimité de cette seconde hypothèse[6]. En outre, pour bien saisir la signification de celle-ci, il convient de comprendre la manière dont Freud lui-même est amené à la formuler. On sait que, dans ses différents ouvrages, Freud ne cesse d’affirmer la nécessité et la légitimité de l’hypothèse d’un inconscient psychique en partant du caractère lacunaire de la série des actes psychiques. Ainsi dans un texte bien connu, Métapsychologie, Freud écrit : « l’hypothèse de l’inconscient est nécessaire et légitime (..). Elle est nécessaire, parce que les données de la conscience sont extrêmement lacunaires ; aussi bien chez l’homme sain que chez le malade, il se produit fréquemment des actes psychiques qui, pour être expliqués, présupposent d’autres actes qui, eux ne bénéficient pas du témoignage de la conscience ». Or, comme le souligne Boss, une telle inférence repose sur une précompréhension de la psyché empruntée à la science de la nature et selon laquelle le réel n’existe que sous la forme d’une chaîne causale dépourvue de lacunes (ein lückenloser  Kausalzusammenhang), qui lient les objets entre eux[7].

Dans une perspective analogue, Heidegger déclare à propos de Freud qu’il « postule également l’absence de solution de continuité dans l’explicabilité des phénomènes humains conscients, c’est-à-dire la continuité des connexions causales. Parce qu’il n’y a rien de tel dans la ‘’conscience’’, il a dû inventer ‘’l’inconscient’’ où doit nécessairement se trouver l’absence de solution de continuité dans les connexions causales. Le postulat est l’explicabilité intégrale du psychique, où ‘’expliquer’’ et ‘’comprendre’’ sont identifiés l’un à l’autre. Ce postulat n’est pas tiré des manifestations psychiques elles-mêmes, mais c’est le postulat qui régit, depuis les Temps modernes, la science de la nature »[8]. Dès lors, les lacunes ‘‘constatées’’ dans le déroulement des processus psychiques exigent un substrat, l’inconscient psychique, qui permettent de rendre compte du caractère apparemment lacunaire du réel. Aussi Freud écrit-il : « Tous ses actes conscients demeurent incohérents et incompréhensibles si nous nous obstinons à prétendre qu’il faut bien percevoir par la conscience tout ce qui se passe en nous en fait d’actes psychiques ; mais ils s’ordonnent dans un ensemble dont on peut montrer la cohérence, si nous insérons les actes inconscients inférés »[9].

            Mais l’hypothèse de l’inconscient n’est pas seulement exigée par l’ontologie de la subsistance (Vorhandenheit) qui est au fondement de la compréhension des phénomènes par les sciences de la nature, et elle est en outre nécessaire à titre de « subterfuges (Ausflüchte) » : sans elle, des concepts-clés de la psychanalyse, comme ceux de projection psychique ou de transfert, seraient rigoureusement incompréhensibles. Qu’est-ce, en effet, qu’une projection psychique ? Une bien étrange opération que l’on retrouve, selon la psychanalyse freudienne, aussi bien dans la phobie que dans la paranoïa, et au terme de laquelle ce qui est intérieur se retrouverait projeté à l’extérieur du psychisme et méconnu comme tel par le sujet. Ainsi, un sentiment hostile pourrait être projeté dans le monde extérieur de telle sorte que le sujet se sentirait en proie à l’hostilité de son entourage. Or, si l’on y réfléchit, une telle opération exige une décomposition des dispositions affectives et n’est concevable que si l’on « suppose des sentiments isolés à la façon des choses et subsistant de manière autonome », ce qu’on appelle des affects[10]. Une semblable réification de l’affectivité se retrouve dans la conception freudienne du transfert, même si Boss ne songe nullement à nier la réalité de l’attachement profond du malade pour son médecin et, plus généralement, pour tous ces ‘’déplacements’’ d’affects qui, soulignons-le, ne se manifestent jamais en tant que tels. C’est bien pourquoi Freud est contraint de recourir à l’artifice d’un inconscient psychique et de situer ces transports d’affects dans l’inconscient.

Conclusion

Si nous récapitulons les objections formulées par la Daseinsanalyse médicale à l’encontre de la psychanalyse freudienne, nous pouvons noter tout d’abord l’opposition méthodologique entre deux démarches distinctes : l’herméneutique du caché ou herméneutique du soupçon vs l’herméneutique en tant qu’explicitation descriptive du phénomène (Deutung vs Auslegung). Il faut souligner en outre que la Daseinsanalyse est inséparable d’une anthropologie qui trouve elle-même son fondement dans l’ontologie heideggérienne, du point de laquelle le Dasein est un être-au-monde, une liberté dont l’être est un être possible. À l’opposé, la psychanalyse freudienne envisage l’être humain comme un appareil et un être de pulsions (Eros et Thanatos). Enfin, dans la mesure où l’hypothèse freudienne de l’inconscient est inséparable d’une réification de l’existence qui est pensée à partir de la science de la nature, la Daseinsanalyse est mise au défi d’élaborer sa propre conception de l’inconscient. On mesure ainsi à quel point le dialogue entre Daseinsanalyse et psychanalyse s’avère d’emblée ‘’compliqué’’ (pour reprendre un mot à la mode).

[1] M. Heidegger, Être et temps, trad. fr. F. Vezin, Paris, Gallimard, 1986.

[2] F. Dastur, Analyse(s) de la présence. Phénoménologie et thérapie, Argenteuil, Le Cercle herméneutique, 2022.

[3] S. Freud, S. Freud présenté par lui-même, trad. fr. F. Cambon, Paris, Gallimard, 1984, p.55

[4] Sur la notion d’appareil psychique, cf. J. Laplanche et J.-B. Pontalis, Dictionnaire de la psychanalyse, p.32-33

[5] S. Freud, L’interprétation des rêves, trad. fr. I Meyerson, Paris, PUF, 1967, p. 455 et sq.

[6] M. Boss, Grundriss der Medizin und der Psychologie, p. 344 et sq. Dans les entretiens de Taormine, M. Boss demande à Heidegger comment il interpréterait l’oubli d’un sac en quittant le domicile de quelqu’un. Si, d’un point de vue psychanalytique, cet oubli exprime le souhait inconscient d’y retourner, d’un point de vue phénoménologique, « il n’y a aucune intention inconsciente à laisser-là le sac » dit Heidegger qui esquisse à cette occasion une explicitation phénoménologique d’un acte manqué. M. Heidegger, Séminaires de Zurich, p.237.

[7] M. Boss, Psychanalyse et analytique du Dasein, p.21, Grundriss der Medizin und der Psychologie, p. 343.

[8] M. Heidegger, Séminaires de Zurich, p.286. Pour E. Escoubas, le rejet de l’hypothèse de l’inconscient constitue « le principe central » de la théorie et pratique de Boss à partir de sa rencontre avec Heidegger. E. Escoubas, « ‘‘La fatale différence’’. Ontologie fondamentale et archéologie de la psychè : Heidegger et Freud », p. 148.

[9] S. Freud, Métapsychologie, trad. fr. J. Laplanche et J.-B. Pontalis, Paris, Gallimard, 1980, p. 66-67.

[10] M. Boss, Psychanalyse et analytique du Dasein, p.23.